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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 11:10

Eiffage immobilier, qui est déjà l’opérateur de la Zac des Hauts-de-Joinville, a un nouveau projet pour Joinville, qu’il a délicatement baptisé « Manhattan-sur-Marne. »

Ce projet concerne le terrain de l’ancienne usine Bi-Métal, haut lieu de l’histoire ouvrière de Joinville à la fin du 19e siècle et pendant une grande partie du 20e siècle. Il se situe dans le périmètre de l’usine des eaux, face à la cité Barbusse-Espérance et est propriété de la ville de Paris.

Eiffage a répondu, comme deux autres groupements, à l’appel à propositions de la Métropole du Grand-Paris qui concernait 61 sites de la couronne parisienne, pour lesquels 164 dossiers ont été retenus. Les résultats de la première phase de l’appel à propositions ont été diffusés le 1er mars par la Métropole.

Sur le site joinvillais, qui fait un demi-hectare, trois propositions ont été déposées :

Projet ALTAREA COGEDIM BI-METAL

Mandataire : COGEDIM PARIS METROPOLE

Promoteurs/investisseurs : SAS ACTION DEVELOPPEMENT LOISIRS ● RECREA (exploitant espace aquaAque et bien-être)

Concepteurs : GOES●PERON ARCHITECTES ● AC&T PAYSAGES ET TERRITOIRES (paysagiste)

Autres membres de l’équipe : BG INGENIEURS CONSEILS SAS (BET généraliste et stratégie énergétique) ● AI ENVIRONNEMENT (BE environnement)

Projet LINKCITY JOINVILLE BI METAL

Mandataire : LINKCITY Ile-de-France

Promoteurs/investisseurs : LINKCITY (promoteur) Concepteurs : MFR (architecte) Autres membres de l’équipe : BOUYGUES BATIMENT Ile-de-France S.A.S. (constructeur)

Projet Manhattan sur Marne Mandataire : EIFFAGE IMMOBILIER Ile-de-France

Promoteurs/investisseurs : EIFFAGE IMMOBILIER Ile-de-France (promoteur)

Concepteurs : LANKRY ARCHITECTES

Autres membres de l’équipe : ARTELIA BATIMENT ET INDUSTRIE ● BRANCHE ARCOBA (BET environnement) ● IMPULSE PARTNERS (accélérateur de start-ups)

Les trois groupements finalistes accèdent aux offres de financement négociées par les organisateurs (200M€ de financements de l’État par le biais du Programme d’investissements d’avenir, et de la Caisse des dépôts pour l’ensemble des 61 sites).

Ils doivent déposer la version finale de leur projet d’ici juillet 2017. Les lauréats seront annoncés par la métropole du Grand-Paris (dont Joinville fait partie) en septembre 2017.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 00:01

Au moment où est en cours la fusion de géants de la lunetterie (l’italien Luxottica et le français Essilor), il n’est pas inutile de rappeler la curieuse origine du second, et son ancrage avec l’histoire politique et sociale locale, et notamment le Val-de-Marne, le groupe mondial ayant d’ailleurs annoncé qu’il maintenait son siège social à Charenton-le-Pont.

Au départ, nous avons treize ouvriers parisiens qui, en 1849 constituent l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui rachètent, à crédit, le matériel de deux artisans et s’installent rue Saint-Martin à Paris (3e arr.). Ils affichent un emblème (un niveau) et une devise : « Solidarité entre les travailleurs. »

Au commencement de 1848, l'industrie de la lunetterie était peu importante à Paris : la plus grosse entreprise avait moins de 15 salariés ; les salaires étaient plutôt meilleurs que dans les autres branches économiques. Cependant, les nouveaux coalisés vont renoncer, pendant quelques années, à une grande partie de leurs revenus parce qu’ils ont été nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier, et qu’ils veulent acquérir leur indépendance. En 1848, la République ayant voté des fonds pour faciliter la création de sociétés ouvrières de production.

On en vit surgir en peu de mois environ 200, qui vont disparaître pour a plupart dès que le régime impérial, en 1852, s’attaque à toutes les formes d’organisation républicaine. Cependant, à l’image de ce qui se fait en Angleterre ou en Allemagne, les associations subsistantes vont retrouver de la vigueur dans les années 1860.

Parmi elles, la Société des Lunetiers, transformation sous forme coopérative de l'Association fraternelle, va connaître une évolution unique. Diversification de son catalogue, nombreuses innovations techniques, acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France, ouverture d’une filiale à Londres : le groupe a déjà 1 200 salariés en 1900, un chiffre qui va sans cesse croitre. Le nom Société des Lunetiers ou SL deviendra ensuite Essel puis Essilor après sa fusion avec une autre société d’optique, Silor. Le statut coopératif abandonné, le groupe reste cependant avec une politique sociale qui reste marquée par la tradition de participation des salariés.

Trois Joinvillais sont liés aux débuts de l'Association fraternelle et de la Société des lunetiers. François Blaize (1824-1900), un des 13 fondateurs de la coopérative fut conseiller municipal de Joinville (1878-1896) et un philanthrope. Charles Eugène Videpied (1834-1900), en est le gérant pendant une vingtaine d’années à la fin du second empire, fut un militant radical-socialiste particulièrement actif à Joinville. Pierre Jules Tireau (1829-1900), libre-penseur fut également un des piliers du radical-socialisme naissant à Joinville. Tous trois furent, dès 1848, d’ardents républicains à une époque où beaucoup payèrent de leur vie ou de leur liberté un tel engagement. Ils étaient également liés à une autre figure de Joinville, Jules Ferdinand Baulard, Au moment où est en cours la fusion de géants de la lunetterie (l’italien Luxottica et le français Essilor), il n’est pas inutile de rappeler la curieuse origine du second, et son ancrage avec l’histoire politique et sociale locale, et notamment le Val-de-Marne, le groupe mondial ayant d’ailleurs annoncé qu’il maintenait son siège social à Charenton-le-Pont.

Au départ, nous avons treize ouvriers parisiens qui, en 1849 constituent l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui rachètent, à crédit, le matériel de deux artisans et s’installent rue Saint-Martin à Paris (3e arr.). Ils affichent un emblème (un niveau) et une devise : « Solidarité entre les travailleurs. »

Au commencement de 1848, l'industrie de la lunetterie était peu importante à Paris : la plus grosse entreprise avait moins de 15 salariés ; les salaires étaient plutôt meilleurs que dans les autres branches économiques. Cependant, les nouveaux coalisés vont renoncer, pendant quelques années, à une grande partie de leurs revenus parce qu’ils ont été nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier, et qu’ils veulent acquérir leur indépendance. En 1848, la République ayant voté des fonds pour faciliter la création de sociétés ouvrières de production.

On en vit surgir en peu de mois environ 200, qui vont disparaître pour a plupart dès que le régime impérial, en 1852, s’attaque à toutes les formes d’organisation républicaine. Cependant, à l’image de ce qui se fait en Angleterre ou en Allemagne, les associations subsistantes vont retrouver de la vigueur dans les années 1860.

Parmi elles, la Société des Lunetiers, transformation sous forme coopérative de l'Association fraternelle, va connaître une évolution unique. Diversification de son catalogue, nombreuses innovations techniques, acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France, ouverture d’une filiale à Londres : le groupe a déjà 1 200 salariés en 1900, un chiffre qui va sans cesse croitre. Le nom Société des Lunetiers ou SL deviendra ensuite Essel puis Essilor après sa fusion avec une autre société d’optique, Silor. Le statut coopératif abandonné, le groupe reste cependant avec une politique sociale qui reste marquée par la tradition de participation des salariés.

Trois Joinvillais sont liés aux débuts de l'Association fraternelle et de la Société des lunetiers. François Blaize (1824-1900), un des 13 fondateurs de la coopérative fut conseiller municipal de Joinville (1878-1896) et un philanthrope. Charles Eugène Videpied (1834-1900), en est le gérant pendant une vingtaine d’années à la fin du second empire, fut un militant radical-socialiste particulièrement actif à Joinville. Pierre Jules Tireau (1829-1900), libre-penseur fut également un des piliers du radical-socialisme naissant à Joinville. Tous trois furent, dès 1848, d’ardents républicains à une époque où beaucoup payèrent de leur vie ou de leur liberté un tel engagement. Ils étaient également liés à une autre figure de Joinville, Jules Ferdinand Baulard, qui fut conseiller municipal de la commune, conseiller général du canton de Charenton et, pendant trois mandats à la fin du 19e siècle, député du département de la Seine.

Avec plus ou moins de vigueur, on les retrouve tous quatre dans ce qui était alors l’extrême-gauche parlementaire, le radicalisme naissant ; ils sont également francs-maçons et libres-penseurs. Ils vont, avec quelques alliés comme l’artisan Alphonse Demeestère et le journaliste Henry Vaudémont, transformer le canton de Charenton (plus de la moitié de l’actuel Val-de-Marne) et singulièrement la ville de Joinville en un fief de cette gauche laïque et ancrée dans le mouvement ouvrier, notamment dans l’émergence de ce qu’on n’appelait pas encore alors l’économie sociale et solidaire, mais qui en est l’ancêtre. Le fils de Tireau, Stéphane Albert, lui aussi joinvillais, travailla également avec la Société des lunetiers et fut aussi, avant sa mort à 41 ans, un propagandiste actif des mêmes idées.

Les liens de Joinville avec l’actuelle Essilor ne s’arrêtent pas là. La société Télégic, qui deviendra Silor après sa fusion avec Lissac, en implantée dans la commune ; pendant les années 1930, c’est un des foyers du communisme local avec Henri Gaillon et Henri Tabouret.

L’ingénieur Bernard Maitenaz, né en 1926 à Joinville, fut l’inventeur en 1959 du verre Varilux, qui a fait depuis le succès d’Essilor.

Enfin, les terrains de l’avenue du maréchal Leclerc accueillaient une usine de monture, vendue ensuite à Luxury Eyewear puis à Cartier, et démolis en 2016.

Avec plus ou moins de vigueur, on les retrouve tous quatre dans ce qui était alors l’extrême-gauche parlementaire, le radicalisme naissant ; ils sont également francs-maçons et libres-penseurs. Ils vont, avec quelques alliés comme l’artisan Alphonse Demeestère et le journaliste Henry Vaudémont, transformer le canton de Charenton (plus de la moitié de l’actuel Val-de-Marne) et singulièrement la ville de Joinville en un fief de cette gauche laïque et ancrée dans le mouvement ouvrier, notamment dans l’émergence de ce qu’on n’appelait pas encore alors l’économie sociale et solidaire, mais qui en est l’ancêtre. Le fils de Tireau, Stéphane Albert, lui aussi joinvillais, travailla également avec la Société des lunetiers et fut aussi, avant sa mort à 41 ans, un propagandiste actif des mêmes idées.

Les liens de Joinville avec l’actuelle Essilor ne s’arrêtent pas là. La société Télégic, qui deviendra Silor après sa fusion avec Lissac, en implantée dans la commune ; pendant les années 1930, c’est un des foyers du communisme local avec Henri Gaillon et Henri Tabouret.

L’ingénieur Bernard Maitenaz, né en 1926 à Joinville, fut l’inventeur en 1959 du verre Varilux, qui a fait depuis le succès d’Essilor.

Enfin, les terrains de l’avenue du maréchal Leclerc accueillaient une usine de monture, vendue ensuite à Luxury Eyewear puis à Cartier, et démolis en 2016.

Telegic Essilor

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:09

Le fonds financement solidaire départemental Val de Marne actif pour l'initiative (VMAPI) a expertisé 236 projets en 2014 et financé 153 entreprises, contribuant ainsi à la création ou à la consolidation de 526 emplois.

Avec 2,5 M€ de prêts solidaires décaissés, 1,8 M€ de garanties bancaires mises en place, 53 000 € de primes ou subventions et 14 M€ de prêts bancaires complémentaires, l’association VMAPI (présidée par Patrice Simounet) est l'un des principaux acteurs de l'appui au développement de l'esprit d'entreprendre sur le Val-de-Marne.

En 2014, VMAPI a fusionné avec le FIDEP, fonds dédié à la reprise et au développement des entreprises à potentiel, dans le souci de faciliter l'accès à l'ensemble des financements existants aux créateurs et repreneurs d'entreprise. Ainsi, les cinq anciens fonds locaux sont regroupés dans un organisme unique, affilié aux deux réseaux Initiative France et France Active.

VMAPI compte 12 salariés et plus de 100 bénévoles, dont une quarantaine de parrains, qui ont consacré près de 2 800 heures au développement du tissu des TPE et PME du département.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:01
MCL Cartier
MCL Cartier

Une enquête publique est en cours sur l’intérêt d’un nouveau projet immobilier à Joinville. Il concerne les anciennes usines de montures de lunettes Cartier, baptisées antérieurement Luxury Eyewear et précédemment encore Essilor. Dans cet article, je donne la première partie du point de vue que j’ai transmis au commissaire enquêteur sur ce projet ; trois autres articles vont suivre.

Les établissements industriels qui se sont succédé sur le site objet de l’enquête (Essilor, Luxury Eyewear, Cartier MCL) ont utilisé des matériaux réputés polluants et dangereux. À ce titre, la préfecture du Val-de-Marne les fait figurer sur sa liste 2015 des « Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). »

Le site relève de pas moins de neuf catégories impliquant un classement ou une autorisation : hydrogène, solvants, usage de minéraux (platine notamment), électrolyse, matières abrasives, polymères et vernis.

Or, le dossier de présentation du projet présenté à l’enquête publique se contente de dire que « Le projet, à terme, ne présente pas d’incidence sur la santé publique ou la sécurité » (p 37 du dossier de présentation).

On sait pourtant que la dépollution de sols a provoqué d’importantes difficultés pour la réalisation de logements (comme à Polangis) ou d’écoles (comme à Vincennes et Nogent).

Je demande que des études sérieuses sur la pollution des terrains et sur leur traitement soient réalisées avant l’engagement du projet.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 15:02
L’enquête publique pour l’aménagement Leclerc

Une enquête publique est en cours sur l’intérêt d’un nouveau projet immobilier à Joinville. Ce projet concerne les anciennes usines de montures de lunettes Cartier, baptisées antérieurement Luxury Eyewear et précédemment encore Essilor.

Selon les documents de la mairie, le projet prévoit « 169 logements, dont 17 en accession sociale »

Le projet va donc amener environ 400 habitants en plus sur le haut de Joinville, s’ajoutant au renfort provenant de la Zac autour de la mairie (1 100) et aux quelques centaines issus des opérations de l’ancien centre culturel, bd du Ml Leclerc, rue Bernier, rue de Joinville ou quai de la Marne. À l’issue de ces opérations, la population de la rive droite de la Marne devrait avoir enregistré une hausse de près de 2 000 personnes (elle comptait moins de 8 000 habitants en 2008).

S’il est mis en œuvre, le projet du maire aura comme conséquence de supprimer une zone qui était, dans le plan local d’urbanisme, réservée à l’activité économique. C’est un changement majeur, qui modifie l’équilibre voulu entre les différentes formes d’occupation du sol. Petit à petit, les unités productives quittent la commune et sont remplacées exclusivement par du logement.

Le projet prévoit également la création d’une « école maternelle de 12 classes ». Le besoin d’une augmentation de la capacité d’accueil des plus jeunes avait été mis en évidence au cours des enquêtes préalables au lancement de la Zac des Hauts de Joinville – une évidence pourtant niée par la municipalité, qui prétendait que les nouveaux arrivants n’auraient que très peu d’enfants. Les premiers installés lui ont vite donné tort.

Dans de prochains articles, je reviendrai sur les enjeux de cette modification très substantielle des règlements d’urbanisme municipaux.

Pour l’instant signalons que l’enquête se déroule jusqu’au vendredi 20 février 2015 inclus. Un registre est déposé en mairie de Joinville, où les remarques peuvent être déposées.

Le commissaire enquêteur, M. Patrice Trinquet, recevra le public à l’hôtel-de-ville le vendredi 20 février de 9h à 12h.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 10:02
Joinville : conférence JCE innovation et financement participatif

La Jeune chambre économique de Joinville et du Val-de-Marne réunira différents experts et acteurs économiques, mercredi 8 octobre 2014, à 19h30 à l’hôtel de ville de Joinville-le-Pont lors d’une conférence – débat sur le thème de l’Innovation : un levier de développement pour l’économie locale?

Trois thèmes sont proposés :

  • Le numérique : une opportunité pour le commerce de proximité ?
  • Quels usages et services pour les citoyens d’aujourd’hui et de demain ?
  • Vers de nouveaux modèles économiques ?

La conférence abordera notamment la question du financement participatif, ou crowdfunding. La page Facebook de la JCE Joinville Val-de-Marne diffuse d’ailleurs une interview d’Adrien Aumont, cofondateur de KissKissBankBank, un des principaux acteurs de ce nouveau moyen d’apport de fonds pour des projets économiques, artistiques ou humanitaires.

Des « food-trucks » seront présents face à la mairie.

La JCE Joinville Val-de-Marne est animée par Solenne Duthoit. Elle fait partie d’un mouvement national d’entrepreneurs, partie prenante d’un réseau international de jeunes citoyens actifs.

À Joinville, elle propose notamment des réunions d’échange ou des formations. Une rencontre a lieu les 1er jeudi de chaque mois à 20h. Inscription au 06 19 23 11 36.

Jeune Chambre Économique de Joinville et Val-de-Marne. Conférence-débat animée par différents experts et acteurs économiques. Mercredi 8 octobre 19h30 - Hôtel de Ville-23, rue de Paris-Tél.06 25 53 41 10

Internet : https://www.facebook.com/JCEBoucleDeLaMarne

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:19
La Poste Joinville Charcot
La Poste Joinville Charcot

La Poste a décidé de rénover le bureau de Joinville-Charcot, rue Hippolyte-Pinson. Pendant les travaux, démarrés le 28 août 2014, le bureau est fermé. La réouverture est annoncée pour le 7 novembre.

Rappelons que le bureau, qui accueillait autrefois un centre de tri, ne compte plus désormais que les services aux usagers (banque, colis et courrier). La réorganisation des locaux devrait également permettre d’améliorer la sécurité, les employés ayant été victimes d’un braquage en septembre 2011.

Le bureau de Joinville-Polangis, avenue Gallieni, reste ouvert.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 00:02
Carte de Joinville-le-Pont, 1865
Carte de Joinville-le-Pont, 1865

Fils cadet d’une compositrice et salonnière, la comtesse Anaïs Pilté (voir Anaïs Pilté, comtesse du pape), et d’un très riche pionnier du gaz à Paris, Pierre Pilté (mort en 1853), Alphonse va se lancer dans une aventure industrielle.

Une forge a été créée vers 1834 sur le territoire de Joinville-le-Pont, qui vient tout juste d’échanger son ancien nom de « La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur » pour celui d’un fils du roi Louis-Philippe en 1831. Elle occupe un espace situé sur le tracé de l’actuel quai Pierre Mendès-France, à l’angle de la rue Henri Barbusse, à proximité du canal nouvellement créé et près du futur pont de Maisons-Alfort (qui sera construit trois-quarts de siècle plus tard).

La forge utilise une chute d'eau de 4 mètres qui actionne une roue, produisant une force de 40 à 50 chevaux. Sous le nom de « Forges de Saint-Maur », la société produit du fer de riblon, c’est-à-dire du métal fait à partir de ferraille de récupération. À l’époque, la lutte contre le gaspillage était d’actualité.

Elle est, avec celle de Grenelle, une des deux forges du département de la Seine présente à l'exposition des produits de l'industrie française, qui tient sa dixième édition en 1844. Les Forges disposent également d’un stand lors de l’exposition universelle de Paris en 1855.

Alphonse Pilté séjourne à Joinville pendant la guerre contre la Prusse. Brigadier à cheval dans une unité de volontaires (l’escadron Franchetti) pendant le siège de Paris, en 1870, il combat aux alentours du carrefour Pompadour, puis est affecté à la garde de l’état-major du général Ducrot, installé dans le château de Polangis, pendant la grande bataille de novembre et décembre, dite de Champigny, qui se déroule entre le pont de Joinville et la plaine du Tremblay.

Après-guerre, celui que le journal Le Figaro qualifie de « jeune et intelligent industriel », prend la direction des forges « après bien des vicissitudes ». Elles comptent alors plus d’une cinquantaine d’ouvriers et employés. Fin novembre 1872, la Marne connaît une très importante inondation. L’usine sera fermée pendant 25 jours. Le journal a ouvert une souscription en faveur des inondés, et des secours sont versés à 520 personnes de Joinville-le-Pont, dont les ouvriers de la forge, qui ont perdu toute rémunération pendant cette période. Le quotidien leur attribue 3 000 francs (équivalent en pouvoir d’achat actuel à 10 000 euros), ce qui représente un tiers des salaires perdus par les ouvriers.

Après l’eau, c’est la crise qui touche l’entreprise avec un « ralentissement considérable des affaires depuis le commencement de juin 1873, et par conséquent la gêne que subissent les ouvriers par le manque de travail », selon Alphonse Pilté, qui s’exprime toujours dans Le Figaro. Rappelons qu’il n’y a, à l’époque’ ni chômage, ni assurance sociale et que les salaires dépendent des heures travaillées.

Le maître de forges réside à Joinville. Il s’implique dans la vie locale, se faisant élire au conseil municipal en 1874 puis réélire en 1878. Le maire, Auguste Courtin, un conservateur rescapé du second empire, meurt en 1876 et cède la place à son adjoint, Louis Ferdinand Rousseau. Il sera remplacé en 1878 par Gabriel Pinson, premier maire franchement républicain de Joinville. Alphonse Pilté affiche d’ailleurs des convictions républicaines, même si sa famille a été annoblie par le pape Pie IX en 1869.

Venu d’un milieu très introduit dans la grande société parisienne, Alphonse Pilté n’en a pas moins une vie assez éloignée des règles de l’époque. Ainsi, Louise Françoise Pain lui donne deux filles hors mariage en 1868 et 1875, avant leurs noces à Paris en mai 1880. L’élu profère alors, sous serment, un gros mensonge. Son frère et lui déclarent que leurs parents « sont décédés et qu’ils ignorent le lieu de leur décès et leur dernier domicile. »

Ils seraient bien les seuls du Tout-Paris à méconnaitre que la comtesse, leur mère, habitait un splendide hôtel particulier, 57, rue de Babylone, devenu depuis le siège du conseil régional. Ils le savaient d’autant plus que c’est Alphonse lui-même qui a effectué, auprès de la mairie du 7e arrondissement, la déclaration du décès de sa mère, tout juste un an et demi plus tôt… Mais sans doute, peu soucieux des démarches administratives, voulait-il éviter d’avoir à fournir un certificat de décès.

Alphonse Pilté n’est pas réélu à Joinville en 1881. Il demeure depuis 1880 à Paris où il meurt, à l'âge de 52 ans, le 2 février 1891.

L’usine des forges pouruivra son activité. En 1879, elle est devenue Aciéries de Seine-et-Rhône, dirigée par un autre élu municipal, Émile Deiber. Elle sera rebaptise en 1892 Compagnie du Bi-Métal et sera reprise, dans les années 1960, par la société Pirelli après avoir emmenagé de l’autre côté du canal, à Saint-Maurice.

Plan de Joinville, avec indication des forges, en 1865.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 00:09

Il y aurait, à Joinville, environ 400 autoentrepreneurs à l’heure actuelle. Ce dispositif s’adresse à des personnes ayant déjà un autre statut (des salariés, mais également des retraités ou des étudiants par exemple), ainsi qu’à des personnes désireuses de démarrer une activité indépendante.

Le principe de départ de ce statut était de faciliter la création d’activités nouvelles, en adoptant la règle d’une fiscalité et de cotisations sociales proportionnelles aux revenus. Mais, de réforme en révision, cette règle de départ a beaucoup perdu de sa simplicité. Ainsi, il y a dorénavant deux taxes forfaitaires dont doit s’acquitter l’autoentrepreneur, quels que soient ses recettes : ces deux contributions n’existaient pas lors du lancement de ce statut, et elles changent beaucoup de choses.

Un autoentrepreneur disposait en 2011 d’un revenu moyen de 5 430 euros par an. S’il exerce une activité libérale, l’autoentrepreneur percevant cette somme doit payer des impôts nationaux et des cotisations sociales proportionnels à son chiffre d’affaires, respectivement 120 € et 1 336 €. C’était la seule chose qu’il était censé régler autrefois.

Il doit désormais acquitter une contribution à la formation professionnelle de 94 €. Et il est soumis, dès son installation, à un impôt local variant selon les communes, la cotisation minimale de la contribution foncière des entreprises (CFE). À Joinville, la CFE minimale était de 1 701 € pour l’année 2013.

Ainsi, toujours pour un chiffre d’affaires de 5 430 €, un autoentrepreneur va-t-il payer au total 3 251 € en impôts et cotisations. Son gain net sera donc de 1 179 €.

La cotisation minimale CFE fait suite à une décision du gouvernement de Nicolas Sarkozy, de 2010 (art 1647 D du code général des impôts), après la suppression de la taxe professionnelle (dont les autoentrepreneurs étaient exonérés).

Jusqu’ici, les autoentrepreneurs disposaient de franchise pendant les deux premières années de leur activité, une durée qui avait été prolongée à plusieurs reprises – ce qui fait que, pendant quatre ans, les autoentrepreneurs ne payaient rien à ce titre. En 2014, la franchise disparaît et les autoentrepreneurs paieront donc la taxe dès la première année.

C’est la commune qui fixe le montant de la cotisation minimale CFE. Celle de Joinville est plus faible que celle de Vincennes, Nogent et Saint-Maur, mais cette dernière ville a procédé, comme elle en a le droit, à une substantielle réduction depuis l’an passé. Par contre, la cotisation minimale est plus faible à Champigny, et elle est surtout de moitié à Charenton et Saint-Maurice.

Jusqu’ici, la municipalité de Joinville a refusé de délibérer sur cette question.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 00:14
Jardin princier

Le site Charles Pathé, sur les bords de Marne de le quartier de Palissy à Joinville, qui abritait les usines cinématographiques (Pathé, GTC) devrait bientôt avoir un nouveau locataire. La société Jardiland a annoncé qu’elle y installait son siège social national, rapatrié depuis Bergerac (Dordogne). C’est une bonne nouvelle pour la vie économique joinvillaise… mais un mauvais coup pour l’emploi en France.

En effet, l’enseigne de magasins de jardinage vient d'engager un plan social qui toucherait plus de 500 des 2 500 salariés de l'entreprise, selon la CFDT, premier syndicat dans la société, dont 400 licenciements. Les cinq sites administratifs actuels vont fermer (deux à Paris, un à Angers, un à Lyon et un à Trélissac en Dordogne) au profit de la seule nouvelle implantation de Joinville-le-Pont. Quatre pépinières du groupe vont également disparaître.

Par contre, le réseau de 204 magasins en France, essentiellement en franchise, ne devrait pas être touché.

Pour Gildas Govet, le propriétaire des lieux qui portent toujours le nom de « Cité du cinéma », c’est un trait tiré sur le passé : il confiait au journal Le Parisien (13/03/2014) que « l'histoire du site intéresse peu les locataires potentiels. En revanche, l'architecture attire beaucoup ». Et l’allure des anciennes usines Pathé puis GTC devrait être préservé.

Selon le quotidien, des commerçants joinvillais se frottent les mains à l'évocation de ces potentiels nouveaux clients : « On va gagner en activité économique, même si ça va peut-être ajouter un peu de pagaille en circulation et en stationnement. »

En difficulté sur le plan économique, Jardiland a été reprise en janvier 2014 par un fonds d'investissement baptisé L-GAM, principalement abondé par la famille princière du Liechtenstein, selon Le Figaro (02/02/2014).

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes