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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 01:09

La réforme de 2013, qui crée des conseils départementaux en remplacement des conseils généraux, a supprimé canton le Joinville-le-Pont le 17 février 2014 par décret du ministre de l’intérieur. La commune de Joinville-le-Pont est désormais incluse avec Charenton-le-Pont et Saint-Maurice ainsi qu’avec une petite partie de Nogent-sur-Marne dans le nouveau canton n° 5 du Val-de-Marne, qui garde le nom de « canton de Charenton-le-Pont. »

Ce n’est pas la première fois que Joinville est une des composantes d’un canton ayant son chef-lieu à Charenton. Après avoir été rattachée sous la Révolution au canton de Vincennes, La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (nom de Joinville-le-Pont jusqu’en 1831) est transférée sous l’empire au canton de Charenton-le-Pont.

Le canton de Charenton-le-Pont comptera un joinvillais parmi ses conseillers généraux : Jules-Ferdinand Baulard, ancien ouvrier devenu entrepreneur en miroiterie, opposant à l’empire et radical laïc, est élu en mai 1886. Il deviendra ensuite député et ne se représente pas.

La loi du 12 avril 1893 rattache Joinville au canton de Saint-Maur-des-Fossés, nouvellement créé. En 1929, ce canton est lui-même divisé et Joinville devient, avec Créteil, Bonneuil et une partie de Saint-Maur, une entité du 2e canton de Saint-Maur. En 1959, un canton de Joinville-le-Pont est constitué.

En décembre 2015, les joinvillais participeront donc à l’élection de deux conseillers départementaux (un homme et une femme) pour la première fois – ce sera peut-être la dernière, si la réforme territoriale voulue par le président de la République est complètement mise en œuvre.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:08
Guy Gibout
Guy Gibout

Le 29 mars 2014, Olivier Dosne (Ump) est élu maire par le conseil municipal de Joinville-le-Pont. Le bulletin municipal officiel, Joinville mag’, distribué dans les tous premiers jours d’avril, rend compte de cette élection avec une photo sur toute la largeur de la couverture et donne l’ensemble des résultats et commentaires des élections du 23 mars (sans faire d’ailleurs la moindre place aux avis de l’opposition). Belle réactivité pour une publication mensuelle.

Guy Gibout, ancien maire de Joinville-le-Pont de 1977 à 1983 puis conseiller municipal jusqu’en 1995, meurt le 23 novembre 2009. Il faut attendre le numéro de janvier 2010 de Joinville mag’ pour trouver, en page 22, une information sur son décès dans une courte colonne, accompagnée d’une photo au format timbre-poste.

Le 22 octobre 2014, le prédécesseur d’Olivier Dosne, Pierre Aubry décède. Espérons que, dans un prochain numéro du bulletin municipal, on trouvera un écho sur sa disparition. Il n’y avait rien, en tout cas, dans le numéro de novembre. Le site internet de la ville a publié l’information le 27 octobre ; elle ne figure pas à sa une, mais dans la rubrique « local ».

Lors du conseil municipal du 16 février 2010, le maire, Olivier Dosne, déclarait - à ma demande : « Une ville se doit d’honorer la mémoire de chacun de ses anciens magistrats. »

J’approuve totalement cette louable intention.

Guy Gibout, devant la mairie de Joinville

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:48
Pierre Aubry
Pierre Aubry

Les obsèques de Pierre Aubry, 83 ans, ancien député-maire et conseiller général de Joinville, ont eu lieu mardi 4 novembre 2014, d’abord en l'église Saint-Charles-Borromée puis au cimetière communal de Joinville-le-Pont.

Dans une allocution prononcée au nom de la famille, le fils aîné, Olivier Aubry, conseiller municipal de Joinville-le-Pont, a rappelé la carrière de Pierre Aubry. Pour lui, ce qui marque, c’est son attachement à Joinville ; l’ancien maire avait le tutoiement facile et bien des Joinvillais se souviennent avoir été appelés « Mon petit… ». Il a également évoqué le long combat pour la défense de l’environnement des Bords de Marne contre le projet de doublement de l’autoroute A4 et A86, gagné de haute lutte.

Le fils cadet, Stéphane Aubry, a apporté sur un coussin les médailles de son père qui était chevalier de la Légion d’honneur, de l’Ordre national du mérite, des Palmes académiques et du Mérite agricole, médaille d’or de la Jeunesse et des sports.

L’épouse de Pierre, Jeannine Aubry, a accueilli avec la parfaite courtoisie dont elle a toujours fait preuve tous les officiels, le préfet, le président du conseil général, les députés et sénateurs du département, les maires de tous bords des communes voisines, les élus et anciens élus de la Joinville, de nombreux employés communaux, responsables associatifs et tant d’autres petits, qui ont apprécié et souvent aimé celui qu’elle avait épousé 56 ans auparavant.

Les cérémonies se sont terminées sur l’air de À Joinville-le-Pont…

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 19:47
Pierre Aubry
Pierre Aubry

J’aurai l’occasion de revenir sur le parcours politique de l’ancien maire de Joinville, conseiller général du Val-de-Marne et député, Pierre Aubry, disparu le 22 octobre. Mais c’est d’abord sur d’autres traits de son caractère que je voudrais revenir.

Pierre Aubry, né en mars 1931 à Joinville, a toute sa vie résidé sur les bords du canal de Polangis. La ville était une référence sportive, et les sports de rivière y avaient comme le cheval ou les jeux collectifs y avaient leurs lettres de créances. Très sportif, Pierre Aubry goûte du rugby mais c’est en aviron qu’il fait ses preuves. Il devient champion de France d'aviron après-guerre et est sélectionné aux Jeux olympiques de 1952 à Helsinki, en Finlande.

Il ne pourra pas y participer, car la maladie l’a rattrapé : une poliomyélite lui provoque un handicap à la jambe, qui ne l’empêchera pas cependant de continuer à s’intéresser aux milieux sportifs. Il siège ainsi en tant que dirigeant dans les instances de la Fédération française de rugby.

À Joinville, une des grandes fiertés de la fin de son mandat de maire était d’avoir permis la reconstruction à l'identique du bâtiment de l'Aviron Marne et Joinville, sur l'île Fanac. Construit en 1883, Il avait été détruit par un incendie en octobre 2005 et sera refait en un temps record, inauguré à nouveau en juin 2007.

Peut-être parce que son infirmité lui faisait voir la vie autrement, Pierre Aubry était également très souvent vu avec sa famille : son épouse, toujours présente à ses côtés dans les moments nécessaires. Ses fils, Stéphane et Olivier, qui, chacun à leur façon – l’un dans la vie associative et culturelle, l’autre sur le terrain politique – ont accompagné son parcours sur les bords de Marne. C’est à eux trois que nous pensons.

Les obsèques de Pierre Aubry ont lieu mardi 4 novembre 2014 à 14 h 30 en l'église Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont, rue de Paris. Un livre d’or est à disposition du public, à l’Hôtel-de-Ville.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 00:02
Célébration de la libération de Joinville-le-Pont
Célébration de la libération de Joinville-le-Pont

C’est le 20 août 1944 que le comité de Libération de Joinville-le-Pont occupe la mairie assurant ainsi la fin du régime d’occupation dans la commune. Le 22 août, des membres des FFI, des FTP et des cheminots résistants avaient dressé des barricades sur le pont et rue Chapsal. Le 25 août, de violents combats ont lieu sur le pont de Joinville, faisant 19 tués parmi les français.

Le comité local de libération assure une autorité transitoire, puisqu’il va céder la place le 13 octobre 1944 à une délégation spéciale, mise en place officiellement – sur sa proposition – pour remplacer la municipalité désignée par les autorités de Vichy. Il continuera cependant d’exister en tant qu’instance représentative des mouvements de résistance.

Le président du comité est Henri Drevet, qui représente le mouvement « Ceux de la Résistance » et est affilié au parti radical-socialiste. Né en 1886 au Mans (Sarthe), il est commerçant et se marie en 1910 à Joinville avec Blanche Berthelot. Il va siéger en tant qu’adjoint dans les municipalités de gauche jusqu’en 1947, puis démissionnera de cette fonction suite à un désaccord avec le maire communiste Robert Deloche ; il siègera alors en tant que conseiller municipal. Henri Drevet meurt en septembre 1966 à Chartres (Eure-et-Loir).

Les autres membres du comité étaient Léon Berthet, socialiste Sfio ; André Blocher, Arac (anciens combattants de 1914-1918) ; François Decrombecque, représentant l’OCM (Organisation civile et militaire, gaulliste) ; Robert Deloche, communiste, qui devient maire de Joinville ; René Henry, délégué par le mouvement Libération ; Pierre Lambert, mentionné comme indépendant ; André Malcouronne, au titre du syndicat Cgt ; Victor Mathieu, délégué du Front national (mouvement de résistance, proche du Pcf) ; Moutenot et Maréchal, venant du Mouvement de libération nationale MLN ; et enfin, la seule femme, Amélie Trayaud, qui est là pour la branche féminine du Front national – elle sera en 1953 maire de Joinville-le-Pont.

La commémoration du 70ème anniversaire de la Libération a lieu dimanche 7 septembre 2014 à 10h15 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Joinville-le-Pont.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 00:02
Carte de Joinville-le-Pont, 1865
Carte de Joinville-le-Pont, 1865

Fils cadet d’une compositrice et salonnière, la comtesse Anaïs Pilté (voir Anaïs Pilté, comtesse du pape), et d’un très riche pionnier du gaz à Paris, Pierre Pilté (mort en 1853), Alphonse va se lancer dans une aventure industrielle.

Une forge a été créée vers 1834 sur le territoire de Joinville-le-Pont, qui vient tout juste d’échanger son ancien nom de « La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur » pour celui d’un fils du roi Louis-Philippe en 1831. Elle occupe un espace situé sur le tracé de l’actuel quai Pierre Mendès-France, à l’angle de la rue Henri Barbusse, à proximité du canal nouvellement créé et près du futur pont de Maisons-Alfort (qui sera construit trois-quarts de siècle plus tard).

La forge utilise une chute d'eau de 4 mètres qui actionne une roue, produisant une force de 40 à 50 chevaux. Sous le nom de « Forges de Saint-Maur », la société produit du fer de riblon, c’est-à-dire du métal fait à partir de ferraille de récupération. À l’époque, la lutte contre le gaspillage était d’actualité.

Elle est, avec celle de Grenelle, une des deux forges du département de la Seine présente à l'exposition des produits de l'industrie française, qui tient sa dixième édition en 1844. Les Forges disposent également d’un stand lors de l’exposition universelle de Paris en 1855.

Alphonse Pilté séjourne à Joinville pendant la guerre contre la Prusse. Brigadier à cheval dans une unité de volontaires (l’escadron Franchetti) pendant le siège de Paris, en 1870, il combat aux alentours du carrefour Pompadour, puis est affecté à la garde de l’état-major du général Ducrot, installé dans le château de Polangis, pendant la grande bataille de novembre et décembre, dite de Champigny, qui se déroule entre le pont de Joinville et la plaine du Tremblay.

Après-guerre, celui que le journal Le Figaro qualifie de « jeune et intelligent industriel », prend la direction des forges « après bien des vicissitudes ». Elles comptent alors plus d’une cinquantaine d’ouvriers et employés. Fin novembre 1872, la Marne connaît une très importante inondation. L’usine sera fermée pendant 25 jours. Le journal a ouvert une souscription en faveur des inondés, et des secours sont versés à 520 personnes de Joinville-le-Pont, dont les ouvriers de la forge, qui ont perdu toute rémunération pendant cette période. Le quotidien leur attribue 3 000 francs (équivalent en pouvoir d’achat actuel à 10 000 euros), ce qui représente un tiers des salaires perdus par les ouvriers.

Après l’eau, c’est la crise qui touche l’entreprise avec un « ralentissement considérable des affaires depuis le commencement de juin 1873, et par conséquent la gêne que subissent les ouvriers par le manque de travail », selon Alphonse Pilté, qui s’exprime toujours dans Le Figaro. Rappelons qu’il n’y a, à l’époque’ ni chômage, ni assurance sociale et que les salaires dépendent des heures travaillées.

Le maître de forges réside à Joinville. Il s’implique dans la vie locale, se faisant élire au conseil municipal en 1874 puis réélire en 1878. Le maire, Auguste Courtin, un conservateur rescapé du second empire, meurt en 1876 et cède la place à son adjoint, Louis Ferdinand Rousseau. Il sera remplacé en 1878 par Gabriel Pinson, premier maire franchement républicain de Joinville. Alphonse Pilté affiche d’ailleurs des convictions républicaines, même si sa famille a été annoblie par le pape Pie IX en 1869.

Venu d’un milieu très introduit dans la grande société parisienne, Alphonse Pilté n’en a pas moins une vie assez éloignée des règles de l’époque. Ainsi, Louise Françoise Pain lui donne deux filles hors mariage en 1868 et 1875, avant leurs noces à Paris en mai 1880. L’élu profère alors, sous serment, un gros mensonge. Son frère et lui déclarent que leurs parents « sont décédés et qu’ils ignorent le lieu de leur décès et leur dernier domicile. »

Ils seraient bien les seuls du Tout-Paris à méconnaitre que la comtesse, leur mère, habitait un splendide hôtel particulier, 57, rue de Babylone, devenu depuis le siège du conseil régional. Ils le savaient d’autant plus que c’est Alphonse lui-même qui a effectué, auprès de la mairie du 7e arrondissement, la déclaration du décès de sa mère, tout juste un an et demi plus tôt… Mais sans doute, peu soucieux des démarches administratives, voulait-il éviter d’avoir à fournir un certificat de décès.

Alphonse Pilté n’est pas réélu à Joinville en 1881. Il demeure depuis 1880 à Paris où il meurt, à l'âge de 52 ans, le 2 février 1891.

L’usine des forges pouruivra son activité. En 1879, elle est devenue Aciéries de Seine-et-Rhône, dirigée par un autre élu municipal, Émile Deiber. Elle sera rebaptise en 1892 Compagnie du Bi-Métal et sera reprise, dans les années 1960, par la société Pirelli après avoir emmenagé de l’autre côté du canal, à Saint-Maurice.

Plan de Joinville, avec indication des forges, en 1865.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:01
Affiche, Joinville, 1916
Affiche, Joinville, 1916

Lorsque la guerre démarre, Joinville vient de sortir d’une série de consultations électorales, qui ont vu l’entrée en nombre de socialistes au sein du conseil municipal, même si la municipalité reste dirigée par des radicaux, derrière le maire, Achille Ernest Mermet, un chimiste.

Le quotidien L’Humanité, journal de Jean Jaurès jusqu’à son assassinat le 31 juillet 1914, relate l’importance des pertes subies au sein même des rangs socialistes. André Flambard, conseiller municipal de Joinville, blessé le 22 septembre, en traitement à Lyon. Né au Havre en 1881, élu en 1912, membre du bureau du parti Sfio en 1913, il reviendra vivant du conflit et rejoindra – comme la totalité des socialistes joinvillais – le parti communiste après-guerre ; il y restera actif au moins jusqu’en 1924.

Un autre pilier de la Sfio est lui aussi blessé au coude en octobre. Henri Tabouret, doreur sur bois, est né à Paris en 1889. Il réside dans le quartier de Polangis. Toujours parmi les socialistes, Boeuiller, enseignant, est blessé en novembre.

François Henri Paget, originaire de Haute-Savoie, où il enseigne, rejoint Joinville où il devient instituteur dans l’école du centre en février 1914. Il est un membre actif du Syndicat de la Seine et de la section Sfio. En octobre, il est blessé et transféré en traitement à Marseille. Il reprend le combat, est nommé sergent et est tué le 27 septembre 1915, dans la région d'Arras, par une balle au cœur. Il avait 26 ans et servait dans le 143e régiment d'infanterie.

Parmi les civils, on s’organise. Le journal Le Petit Parisien signale que, dès le 6 août, une milice communale a été mise en place à Joinville pour surveiller les voies de communication. Elle rassemble des « hommes de bonne volonté, honorablement connus, qui, par leur âge ou des situations spéciales, n'ont pas été appelés sous les drapeaux ». La nuit, elles doivent protéger les habitants contre les malfaiteurs. Dans la journée, les miliciens seront chargés du service d'ordre aux portes des mairies et aux endroits où leur présence serait jugée utile.

L’école du Parangon se transforme. Elle met en place en septembre une œuvre de patronage et d'hospitalisation des enfants pendant la guerre. Sous la responsabilité de Louise Rousseau, écrivain et femme du directeur de l’établissement, il s’agit « de recueillir et de soigner les pauvres petits dont le père, veuf ou divorcé, est appelé sous les drapeaux. »

Une affiche patriotique de la mairie de Joinville, 1916

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 00:07
Joinville en 1789

Que se passe-t-il dans la commune, il y a 225 ans, quand démarre la Révolution ?

Le petit village ne s’appelle pas encore Joinville-le-Pont (nom qu’il prendra en 1831). On parle alors du Pont-de-Saint-Maur. Ce n’est pas une paroisse indépendante sur le plan spirituel, car il est sous la responsabilité du curé de Saint-Nicolas de Saint-Maur. Les communes ne sont créées qu’en 1790. Mais ce n’est pas non plus un territoire totalement intégré à Saint-Maur (à laquelle il est rattaché depuis 1693, après avoir quitté le giron de Fontenay-sous-Bois) puisqu’il relève, depuis 1724, d’un rôle fiscal particulier.

En 1787, une paroisse de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur est d’ailleurs reconnue, au moment où, dans une tentative d’organisation administrative bien tardive, l’ancien régime crée des municipalités, arrondissements et départements. Le village et ses écarts, comme la ferme de Polangis, comptent plus de 400 habitants. Il vit principalement du commerce, notamment du bois, qui flotte sur la Marne jusqu’au pont où un déchargement est réalisé. Le passage du pont (le seul avec celui de Charenton, en proche amont de Paris) et les mariniers assurent une activité importante, tandis que l’agriculture reste significative.

Les villageois prennent-ils part à la préparation de la Révolution en rédigeant leurs revendications ? Il n’y en pas de traces. Un cahier de doléances est bien rédigé dans le voisinage, par la paroisse de La Varenne Saint-Maur, mais il semble que ni les habitants du Pont, ni ceux du bourg de Saint-Maur n’y aient pris part ; seuls les agriculteurs de la presqu’île, à La Varenne ou au Port de Créteil (actuel Pont de Créteil) y contribuent.

La commune n’est cependant pas à l’écart des événements du temps. Honoré-Gabriel Riqueti comte de Mirabeau (1749-1791), séjourne pour des raisons privées dans la ferme de Polangis entre le 21 et le 28 février 1789.

Ce bref passage marque les esprits du fait de la personnalité et du rôle politique majeur que joue celui qui sera, l’année suivante, le président de l’Assemblée nationale. Après sa mort, en 1791, l’abbé Bauche organise dans la chapelle communale Saint-Léonard un service solennel à sa mémoire.

Mirabeau

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 18:15

En 2002, l’ancien adjoint au maire de Joinville-le-Pont, Charles Merrain, se félicitait de « cette belle aventure » qu’on pouvait vivre à l’occasion de la Fête de l'Humanité, un quotidien auquel il confiait régulièrement son opinion.

Le journal communiste lui rend hommage le 30 mai 2012, rappelant que sa disparition à 92 ans a suscité une vive émotion dans une ville où « sa personnalité, son ouverture d’esprit et sa gentillesse étaient fortement appréciées », en particulier parmi les communistes de la ville.

Né en 1920 à Saint-Nazaire, fils d’un père originaire de Martinique, Charles Merrain avait travaillé à la SNCF dont il était inspecteur honoraire. Il militait au syndicat Cgt. Élu en 1977 sur la liste de gauche menée par Guy Gibout (Pcf), il est charge des travaux et de la voirie.

Plusieurs dizaines de Joinvillais et ses nombreux amis lui ont rendu hommage ce mercredi au cimetière de Valenton.

Il laisse son épouse, Marcelle, à laquelle il était uni depuis 70 ans, une fille, Marie-France Astégiani-Merrain, conseillère municipale de Joinville, et deux petites-filles Muriel et Agnès.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 22:14

Charles Merrain, 92 ans, est disparu le 25 mai 2012 à Joinville-le-Pont.

Personnalité unanimement appréciée à Joinville-le-Pont, Charles Merrain avait été élu en 1977 au conseil municipal sur la liste de gauche conduite par Guy Gibout. Il était devenu 4ème maire-adjoint. On le chargeait souvent de missions compliquées, en pariant sur son sens du dialogue et de l’écoute.

Inspecteur honoraire de la Sncf, Charles Merrain était né en 1920, à Saint-Nazaire, d’un père originaire de Martinique, une île qu’il n’a connue qu’après sa retraite.

1920, c’est aussi l’année de naissance du parti communiste, auquel il restera fidèle pendant toute sa vie militante. Charles Merrain intervenait fréquemment pour donner son opinion sur des moments heureux mais aussi pour crier son indignation.

Ainsi, il commentait « les scènes de joie, les moments d'émotion et aussi d'espoir » que constituaient les fêtes de L’Humanité (L’Humanité, 23/10/2002). Il se réjouissait de voir la télévision traiter le Fabuleux Destin de Robert Hue, dessinant « le portrait véritable de l'homme communiste » (L’Humanité, 18/12/2003).

En 2005, il était effaré d’entendre le président de la République d’alors (Jacques Chirac) déclarer que voter « non » au référendum pour la constitution européenne était une connerie. Charles assurait « espérer que de nombreux cons s'inviteront au dîner électoral » (L’Humanité, 9/03/2005).

Quelques jours plus tard, il s’indignait des propos du président du patronat français, le baron Ernest-Antoine Seillière, estimant que « le mépris des nantis envers le peuple est toujours aussi grand » (L’Humanité, 23/03/2005).

Sa dernière tribune dans le quotidien communiste était « un message d'espoir pour ceux qui espèrent en des « lendemains qui chantent » et, comme l'auteur, gardent la conviction que l'homme finira par y parvenir ». Il rendait compte du livre d’Henri Alleg, Mémoire algérienne, soulignant que « quelques courageux, notamment des communistes algériens et français, s'employaient à faire prendre conscience au peuple qu'il devait lutter pour obtenir sa liberté » (L’Humanité, 15/10/2005).

Très proche de son épouse avec laquelle il vivait depuis 70 ans, Charles Merrain se préoccupait beaucoup de son état de santé. Leur fille, Marie-France Astégiani-Merrain, est actuellement conseillère municipale de Joinville-le-Pont.

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

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