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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 00:09
L'Être suprême habitera-t-il la Tour Triangle ?

Le droit constitutionnel français est une affaire sérieuse, traitée par des gens très sérieux, mais qui laisse parfois songeur. La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, adoptée par l’Assemblée nationale le 26 août 1789, est intégrée au préambule de la constitution de la 5ème République, elle fait donc partie de la constitution qui fonde nos lois.

C’est au nom de cette sublime Déclaration que la conseillère municipale de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet (Ump), attaque un recours juridique contre un vote qui lui a été favorable. Résumons : la maire de Paris, Anne Hidalgo (Ps), soutient la construction d’un gratte-ciel dans le 15e arrondissement, dit tour Triangle. Le 17 novembre 2014, un vote du Conseil de Paris rejette le projet, suite à une alliance de circonstance des Verts et de la droite. Les socialistes estiment que le secret du scrutin n’a pas été respecté, certains élus de droite ayant surveillé le vote de leurs collègues soupçonnés de vouloir du bâtiment, malgré les consignes Ump. Le tribunal administratif devrait trancher ce litige. Mais, avant qu’il le fasse, le conseil constitutionnel devra se prononcer sur un recours de la vice-présidente de l’Ump qui conteste le droit à un scrutin secret, au nom de l’article 15 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

Cet article est le suivant : « Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. »

Par une décision rendue du 30 mars 2015, le Conseil d’État a décidé de renvoyer la question au Conseil constitutionnel, rappelant dans un communiqué qu’il « ne s’est pas prononcé sur le caractère sérieux de la QPC mais a estimé que celle-ci soulevait une question nouvelle, sur la portée de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ».

La portée juridique de la Déclaration de 1789 pose un intéressant problème, au regard des débats sur la laïcité. En effet, le préambule dudit texte contient cette phrase : « l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen. »

C’est donc non seulement l’existence mais la présence de l'Être suprême qui a valeur constitutionnelle. Une décision qui serait prise « en son absence » (in abstentio) serait donc sans valeur. Une QPC (question préjudicielle de constitutionnalité) viendra-t-elle un jour vérifier la présence de l'Être suprême dans les étages de la tour Triangle ?

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 00:01
sous-préfecture de Barcelonnette
sous-préfecture de Barcelonnette

Vous trouvez que les sous-préfectures ne servent à rien ? Qu’il serait utile de supprimer non seulement celle de Vouziers (Ardennes), de Metz-campagne ou de Barcelonnette (Hautes-Alpes) mais également celles de l’Haÿ-les-Roses ou de Nogent-sur-Marne ? Vous pensez qu’on ferait ainsi de substantielles économies ?

Pas de problème, lancez-vous dans un « référendum d’initiative partagée. »

C’est possible depuis une réforme des articles 11 et 61 de la Constitution, qui ont été modifiés par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, et il aura fallu un peu plus de 6 ans pour que le gouvernement publie les textes d’applications, avec le décret du 11 décembre 2014 ; depuis cette semaine, les formulaires nécessaires sont disponibles.

Donc, vous rédigez votre texte : « Les sous-préfectures sont supprimées en France à compter du 1er janvier 2017. Leurs missions sont reprises par les préfectures qui peuvent mettre en place, là où c’est nécessaire, des services décentralisés ». Ça ne change pas grand-chose, mais au moins on pourra vendre quelques grosses bâtisses et certaines voitures de fonction des sous-préfets.

Ensuite, vous trouvez 185 députés ou sénateurs qui veulent bien signer votre texte et le déposer (faites attention à ce qu’ils ne soient pas fonctionnaires eux-mêmes). Heureusement, vous avez beaucoup d’amis, ce qui fait que vous y arrivez.

Le conseil constitutionnel aura quelques semaines pour examiner « qu’aucune disposition de la proposition de loi n’est contraire à la Constitution », car la Constitution, c’est sacré. Si c’est le cas, il vous faut désormais récolter le soutien du public. La France étant un grand pays, il faudra que pas moins de 4 600 000 personnes (un dixième du corps électoral) signent sur un formulaire ad-hoc votre proposition.

La France étant un pays moderne, ils pourront le faire sur internet. Ils auront également la possibilité de signer physiquement, s’ils sont décidément rétifs aux nouvelles technologies, grâce à des points d’accès situés « dans la commune la plus peuplée de chaque canton ». Il leur faudra pour cela un sens aigu de la géographie administrative et de la statistique démographique : dans le canton de Charenton, par exemple, la « commune la plus peuplée » est Nogent, tandis que dans le canton de Nogent, c’est Le Perreux. Sans oublier que, dans certains territoires comme Paris ou la métropole lyonnaise, il n’y a pas de cantons… Vous avez neuf mois pour réussir.

Votre proposition de loi reçoit les soutiens prévus, parce que vos amis sont décidément nombreux ou que la population se passionne par votre croisade contre les sous-préfets. Les deux assemblées (Assemblée nationale et Sénat) ont alors six mois pour examiner « au moins une fois » votre texte – ce qui ne veut pas dire le voter : par exemple une proposition de loi sur le vote des étrangers a été examinée « une fois » par l'Assemblée nationale le 3 mai 2000, mais elle en est resté là.

Cependant, si la loi n’est pas examinée par le parlement, il est prévu que « le président de la République la soumet au référendum ». Un long combat vous attend alors contre les défenseurs des sous-préfets, qui se réveilleront alors.

La sous-préfecture de Barcelonnette, chef-lieu d’un arrondissement de 8 000 habitants (44% de la population de Joinville)

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:29
Yanis Varoufakis
Yanis Varoufakis

Devons-nous avoir peur du programme d’extrême gauche de Syriza, le parti qui vient de prendre le pouvoir à Athènes ? Non, il ne vaut même pas le papier sur lequel il a été écrit – selon un des nouveaux dirigeants du pays !

Le texte ci-dessous (en anglais) est l’extrait d’une note de Yanis Varoufakis sur son blog. Elle date du 3 juin 2012, mais reste très actuelle. Depuis, Yanis Varoufakis est devenu ministre des finances dans le gouvernement de la Grèce conduit par Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza.

Dans ce texte (Why Europe should fear Fine Gael-like ‘reasonableness’ much, much more than it fears Syriza), Yanis Varoufakis soutient qu’il faut plus avoir peur des conservateurs (comme les Irlandais) que des soi-disant gauchistes. Il prétend que Syriza ne tiendra pas ses promesses (notamment celle de sortir de l’austérité) mais que ses économistes sont bons et modérés.

Je recopie ci-dessous in extenso le texte (en anglais, pour éviter les biais d’une traduction). C’est à mon sens un exemple remarquable du pragmatisme politique, qui n’exclut nullement une ambition réformatrice.

June 3, 2012 by yanisv

Should we be afraid of Syriza’s ‘ultra-leftism’? My answer is a resounding No. I recommend that (even those who have Greek amongst their languages) you do not read their manifesto. It is not worth the paper it is written on. While replete with good intentions, it is hort on detail, full of promises that cannot, and will not be fulfilled (the greatest one is that austerity will be cancelled), a hotchpotch of policies that are neither here nor there. Just ignore it. Syriza is a party that had to progress, within weeks, from a fringe political agglomeration struggling to get into Parliament (at around the 4% mark) to a major party that may have to form government in a few short weeks. It is, in important ways, a ‘work in progress’; and so is its unappetising Manifesto. No, the reason it is safe to take a gamble on Syriza is threefold:

First, because it is probably the only party that ‘gets it’; that understands (a) that Greece must stay in the Eurozone (despite the latter’s obvious failures), and (b) that the Eurozone will not survive unless someone forces Europe to put an immediate halt on this “march off the cliff of competitive austerity”.

Secondly, because the small team of political economists that will negotiate on Syriza’s behalf are good moderate people with a decent grasp of the grim reality that Greece and the Eurozone are facing (and, no, I am not part of that team – but I know the ones I am referring to).

Thirdly, because, in any case, a vote for Syriza is not going to establish a purely Syriza government. No party, including Syriza, will be in a position to form a government outright. So, the question is whether Europe is better off with a government in Athens which includes Syriza as a pivot or one which is supported by discredited pro-bailout parties, with Syriza leading from the opposition benches. I have no doubt whatsoever that Europe’s interests are best served by the first option.[1]

[1] On a humourful note, perhaps we can even enlist the Fiscal Compact as a reason to support a Syriza-based government! One of the Compact’s articles, after all, says that member-states agree to take the necessary actions and measures, which are essential to the good functioning of the euro area in pursuit of the objectives of fostering competitiveness, promoting employment, contributing further to the sustainability of public finances and reinforcing financial stability.” Well, all this, at least in my estimation, requires saying No to the ‘bailout’ logic and, thus, Yes to the Syriza’s line of argument…

Yanis Varoufakis

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:06

Le site internet joinvillelepont.net, qui a connu plusieurs avatars, ne s’est jamais fait remarquer ni par son bon goût ni par son respect de certaines règles qui font la base d’une société démocratique, comme la protection de la vie privée.

Il se permet ainsi, contre toute règle, de mettre en cause publiquement des fonctionnaires, des journalistes, des policiers, simplement parce qu’ils font leur métier d’une façon qui ne plaît pas aux rédacteurs du site. J’ai déjà eu l’occasion de dire aux personnes intéressées, et je le répète ici, que ces mises en cause publiques sont inadmissibles.

Le responsable du site, Pascal Ajar, avait déjà déclaré (18/07/2011) : « à Joinvillelepont.net nous sommes acerbes et parfois proche des limites des lois ». Proche des limites, c’est un euphémisme. Cet informaticien et responsable associatif vient, selon ce qu’il révèle lui-même, d’être placé en garde-à-vue le 19 septembre 2013.

Le site avait publié une caricature de Marie-Paule de Fabrègues, maire-adjointe (divers droite) de Joinville-le-Pont et ancienne conseillère générale, affublée d’insignes nazis. Rien dans l’attitude de celle qui siège depuis maintenant 30 ans au conseil municipal ne peut justifier une telle mise en cause : elle n’a jamais professé d’opinions se rapprochant en quoi que ce soit de l’idéologie totalitaire et ses actes n’ont rien à voir avec les menées hitlériennes.

Je n’ai jamais caché que j’étais très opposé aux idées politiques de Mme de Fabrègues, mais j’ai tenu à lui faire savoir combien j’étais scandalisé par l’attaque dont elle était l’objet. La banalisation de l’utilisation de l’étiquette « nazi » ne fait certainement pas rire ceux dont les familles ont souffert, dans leur chair, de la barbarie.

 


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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 20:51

 

"Pôle emploi risque de devenir un outil de cette précarité grandissante si le placement à tout prix est recherché. […] La stigmatisation des chômeurs, présentés couramment comme des fraudeurs, des assistés, n’est pas digne de responsables politiques."  

Gaby Bonnand, Pôle emploi : de quoi j'me mêle (Editions de l’Atelier).

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy envisage de soumettre à référendum un nouveau système beaucoup plus contraignant pour les chômeurs, dans lequel le demandeur d’emploi « sera tenu d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été formé ». Un pas de plus est fait pour stigmatiser davantage des chômeurs, boucs émissaires, mais surtout victimes, d’une politique économique qui a fait exploser le nombre de chômeurs en 2011 et qui en 2012 s’annonce pire encore.

La question du chômage est une vraie question qui exige un diagnostic pour cerner ce qui se joue exactement à Pôle emploi, pour que des réponses adéquates soient proposées.

Gaby Bonnand, qui vient de terminer son mandat d’administrateur de Pôle emploi et de la présidence de l’Unédic, témoigne dans un livre Pôle emploi : de quoi j'me mêle (Editions de l’Atelier) de ce que vivent sur le terrain demandeurs d’emploi, salariés et responsables d’agence de Pôle emploi : une réalité très loin de l’image de profiteurs que sous-tend cette nouvelle proposition.

Juste deux petits extraits du livre pour montrer que les réalités sont diverses et complexes. Certains politiques pourraient bien s’inspirer de l’exemple de Gaby Bonnand en allant voir sur le terrain, ça leur éviterait de dire des bêtises…. Allez … ils peuvent toujours commencer par lire son livre….

 

 

« A Manosque, département des Alpes-de-Haute-Provence, l’activité saisonnière rend la recherche d’emploi difficile. Il y a peu d’emplois en CDI. […]

Quand on est qualifié, on ne trouve pas pour autant d’emploi avec un salaire en conséquence, comme me le dit un jeune qui sort d’un entretien. Il est venu voir à quel moment il toucherait son indemnité. A vingt-huit ans, il vient de trouver une nouvelle mission d’intérim. Il a actualisé sa situation et son indemnité n’a pas encore été versée. Il me dit qu’il est à découvert : « J’enchaîne les CDD et l’intérim dans le bâtiment. » Pourtant, il a un BEP d’électriciens Bâtiment ainsi qu’un BEP et un BP de maçonnerie. Il a refusé un CDI : « Les patrons ne paient pas. Ils me proposent un CDI à neuf euros de l’heure. Je préfère l’intérim ça ne paie pas bien plus, mais quand c’est fini, je pars ». Un peu dépité, presque blasé, il lâche : « On trime, comme tout le monde ». (Extrait p. 90). 

144 pages – 18 €

Commander sur lalibrairie.com

A Caen, Normandie :

« Ce qui deviendra la crise financière, bancaire, économique, sociale, démarre. Les emplois se font rares. Bernadette souhaite faire une formation complémentaire en comptabilité car elle n’a pas fait une heure de formation en vingt-deux ans : « J’étais facturière. C’est impossible de retrouver du travail sans une formation complémentaire en comptabilité. Dans ce domaine, comme dans d’autres, les métiers ont évolué. Mais on ne lui propose pas de formation. » […] (p. 116) 

www.editionsatelier.com

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:16

Le Journal officiel n’est pas toujours d’une lecture rigolote, mais parfois instructive. Le 25 janvier 2012, il publiait le Quinzième rapport de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Un document qui ne dit pas grand-chose, car la commission examine et enregistre des déclarations de patrimoine d’hommes politiques et de dirigeants de grandes entreprises publiques, mais ne peut ni les commenter ni en tirer des chiffres.

Pourtant cette commission, créée en vertu d’une loi du 11 mars 1988, peut parfois, lorsqu’elle est en proie à un gros doute ou qu’elle a en face d’elle un élu particulièrement peu respectueux des textes, s’adresser à la justice. Elle de l’a fait que 12 fois en 23 ans. La dernière, c’était le 28 octobre 2009 ; un élu, non nommé, dont les déclarations de situation patrimoniale avaient déjà fait l'objet antérieurement d’une transmission au parquet, avait à nouveau transmis des réponses considérées comme insuffisantes. Pour la commission, son patrimoine a augmenté de manière non compréhensible. Le procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris est donc saisi.

Sa réponse est tombée le 13 décembre 2011 ; pour lui, il n’y a « aucune infraction » et la procédure est donc classée sans suite.

Si elle est plutôt du genre discrète, la commission n’en a pas moins caché un net agacement. En effet, les hauts magistrats qui la composent constatent : « il s'agit donc du douzième classement sans suite qui est opposé à la commission : 100 % des saisines du parquet ont donné lieu à de tels classements. »

Poursuivant leur contestation publique, les juges précisent : « s'il est vrai qu'un enrichissement inexpliqué ne constitue pas par lui-même un délit, un tel résultat [l’absence de suites judiciaires] n'en est pas moins clairement décevant. »

La transparence financière de la vie politique peut encore faire quelques progrès…

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/93/Jean-Marc_Sauv%C3%A9.jpg

Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat, membre de la commission

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:08

S’il y a bien un militant socialiste dans le Val de Marne qui ne doute de rien, c’est David Dornbusch, secrétaire de la section du Ps à Fontenay-sous-Bois. Il vient de lancer un nouveau blog, sobrement intitulé « Dornbusch 2012 » et dont l’objectif est clairement affiché : Dornbusch2012, en route vers la victoire en 2012 à Fontenay sous Bois, Saint Mandé et Vincennes. Il annonce d’ailleurs cette victoire « dans 9 mois exactement », c’est-à-dire en juin 2012, date des législatives – ce qui ne sera pas une mince affaire dans la circonscription de Vincennes, toujours à droite historiquement et détenue par Patrick Beaudoin (Ump).

Non seulement David aime internet, mais il adore l’écrit. Il a donc choisi une sélection de textes publiés sur son précédent blog, qui a fonctionné depuis 2006. Il en a pris soixante dix-sept, un chiffre choisi pour rendre hommage aux 77 victimes d’Anders Breivik, le militant d’extrême droite norvégien qui a massacré le 22 juillet 2011 passants et jeunes sociaux-démocrates.

Les « 77 étoiles » de David Dornbusch se rapportent tout de même surtout à la situation politique locale. Il y promeut sa conception de la démocratie, y compris par rapport à ses alliés de gauche, soutien son projet environnemental, défend des valeurs sociales.

Âgé de 42 ans, David Dornbusch, est ingénieur, expert des questions énergétiques et des nouvelles technologies. C’est aussi un passionné de politique. Le prisme qu’il prend, celui de Fontenay sous Bois, Vincennes et Saint Mandé, éclaire les enjeux culturels, économiques et politiques des futures échéances électorales, même s’il faut parfois une certaine transposition aux lecteurs un peu plus éloignés du nord du Bois de Vincennes.

Je prendrai un petit exemple, où David parle de la mise en œuvre du projet de rénovation du parc zoologique de Vincennes : « Un zoo, ce sont des animaux et des visiteurs, le projet est pour l’instant très précis sur les animaux, beaucoup moins sur les visiteurs. »

Le livre est en vente dans les librairies locales et sur internet (5€ le livre et 1,20€ en e-book). La photo de couverture est splendide.

Ø      David Dornbusch, 77 étoiles, DD2012 Editions, Fontenay-sous-Bois, 2011.

Ø      Le blog de David Dornbusch.

 

livre-77-etoiles.jpg

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:02

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (novembre 2011). Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

Il y a le maire qui défend la réouverture d’une sixième classe à l’école P’tit Gibus. Et il y a le député qui vote un budget supprimant 14 000 postes d’enseignants. L’inspecteur d’Académie y a vu une sacrée contradiction. Et l’Éducation nationale a, malgré l’action des parents et malgré le vœu du conseil municipal en septembre 2011, maintenu la fermeture de la classe.

On connaît le maire qui fait adopter un vœu au conseil municipal en février 2010 pour le maintien d’une caisse de sécurité sociale. C’est le même qui défend, à l’Assemblée nationale, la suppression d’un fonctionnaire sur deux au niveau national et la réduction des agents des organismes de protection sociale. Le bureau de Joinville-le-Pont a fermé.

On se souvient du maire qui soumet en 2009 un vœu au conseil municipal pour garder une agence locale pour l’emploi dans la commune. C’est celui qui a décidé de fermer le service Agora Joinville emploi qui fonctionnait pour les chercheurs d’emploi de la ville.

On n’oublie pas le maire demandant le maintien du service de cardiologie de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil et émettant des réserves sur le plan régional de santé qui prévoit sa fermeture. Mais c’est un membre d’une majorité Ump qui impose la disparition de nombreux services hospitaliers et maternités.

Certains pensent qu’avoir un maire député peut être une chance pour une ville. C’est sans doute parfois le cas. Mais à Joinville, concrètement, on n’a jusqu’ici constaté aucun effet positif.

Au contraire, le cumul des mandats produit un effet désastreux. D’un côté, l’élu national au parlement détricote tout le système de services publics dont bénéficiaient jusqu’ici les Joinvillais. De l’autre côté, l’élu local fait semblant de défendre les intérêts de la commune en se plaignant des conséquences des politiques qu’il soutient.

Ce sera un des enjeux des élections présidentielles et législatives de 2012 de remettre de la cohérence dans les choix politiques. Il ne s'agit pas seulement de dénoncer les effets de la politique de la droite au plan local, il faut changer de politique au niveau national. 

 

 Manifestations-2067-copie-1.jpg Manifestation à l'école P'tit Gibus

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:04

Personnage influent du milieu gaulliste, Michel Giraud fut aussi un des piliers du monde politique dans le Val de Marne. Il est décédé le 26 octobre 2011.

Jean-Paul Huchon, qui lui a succédé à la tête du conseil régional, a salué «un homme courageux, sensible et constamment soucieux de dialogue et de l'intérêt général ».

Âgé de 82 ans, professeur de lettre, il devient conseiller général du Val-de-Marne et maire du Perreux-sur-Marne en 1971, restant en fonction jusqu’en 1992 passant la main à Gilles Carrez (Ump). Il préside en outre le conseil régional de 1976 à 1988 puis de 1992 à 1998. C’est d’ailleurs lui qui invente le terme « francilien. »

Michel Giraud va également assumer des fonctions politiques nationales, d’abord comme sénateur (1977-1988) puis comme député du Val-de-Marne (1988-2002).

Il siège au gouvernement dirigé par Édouard Balladur comme ministre du travail de 1993 à 1995.

Après avoir quitté ses fonctions nationales, Michel Giraud avait créé la Fondation de la deuxième chance pour aider des jeunes en difficulté sortant de l’école sans diplôme.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 21:40

Le scrutin des primaires citoyennes les 9 et 16 octobre 2011 a été un succès évident, à Joinville-le-Pont notamment. Il a également provoqué une polémique sur laquelle je vais revenir.

Au point de départ, il y a Eustache, bloggeur joinvillais aux articles bien rédigés, même s’ils sont irréguliers, et vrai militant de gauche.

Le 10 octobre 2011, Eustache raconte ce qui se passe lors du premier tour « quand l'UMP s'invite dans les primaires joinvillaises ». Il décrit notamment « Monsieur C. », militant bien connu du parti présidentiel. Il vient voter, signant qu’il se reconnaît dans les valeurs de la gauche. Eustache dénonce un « espionnage industriel » et conseille : « à l'Ump aussi, il va falloir qu'ils s'y mettent. »

Le portrait de Monsieur C. était relativement précis. Et Benoît Cottet, délégué de la 7ème circonscription du Val de Marne au conseil national de l’Ump s’est reconnu ; il a protesté publiquement, en appelant au « respect des personnes » et indiquant qu’il se réservait le droit de porter plainte pour non respect du « secret du scrutin. »

Eustache, qui fréquente les sites internet de l’Ump, n’avait guère eu de mal à reconnaître Benoît Cottet, dont la photo est fréquemment reproduite : il a signalé un acte public d’un homme qui assume un mandat politique. La menace juridique a peu impressionné Eustache, qui n’y voit qu’un « galimatias. »

Mais la polémique a trouvé des relais dans la blogosphère. Dans un article consacré aux « dérives des primaires à Joinville », le député-maire Ump de Joinville-le-Pont, Olivier Dosne, s’attaque sur son blog au « fichage tant redouté » qui aurait « commencé ». Ce serait même « pire », selon Olivier Dosne, car « les censeurs locaux du PS sont là pour vous surveiller. »

Comme toujours, la communication du maire est reprise par Candidus. Le bloggeur joinvillais y voit de la « sycophanterie », c’est-à-dire de la délation – ce qui prouve au moins qu’on peut être sarkozyste et avoir du vocabulaire. Avec ce qu’Eustache qualifie de « sens de la nuance remarquable », Candidus parle de pratiques « staliniennes. »

Quant à moi, je rappelle que les règles du scrutin, décrites auprès de la Cnil, ont été scrupuleusement respectées. Les listes électorales, une fois les procès-verbaux signés, ont été scellées, remises au comité de surveillance des primaires puis détruites sous contrôle d’huissier.

Ø      Le blog d’Eustache : http://joinville-etc.blogspot.com

Ø      Le blog d’Olivier Dosne : http://olivier-dosne.fr/

Ø      Le blog de Candidus : www.candidusinfosjoinville.com

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes