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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 00:02
Feu fou

Connaissez-vous un feu pour piétons qui est vert quand les véhicules ont le droit de passer et rouge quand ils doivent s’arrêter ?

C’est celui qui est emprunté chaque jour par des milliers de personnes, entre la rue de Paris et la gare du RER de Joinville-le-Pont via le pont Robert Deloche.

Cette situation est l’héritage d’un état ancien, quand on pouvait traverser le carrefour en voiture depuis la rue Jean Mermoz jusqu’à l’avenue des Canadiens. Mais depuis le remodelage de la gare et de ses abords, les seuls véhicules qui peuvent utiliser la rampe descendante sont les bus qui tournent à droite.

En clair, ou il faut modifier le feu ou, ce qui semble plus simple et plus efficace tout en étant moins cher, on le supprime : les bus respecteront de toute façon le passage des piétons, ce qu’ils sont déjà tenus de faire. Et la consommation électrique de ce feu inutile disparaîtra.

Rappelons que selon l’article R412-37 du Code de la route, les piétons ne doivent s'engager qu'au feu vert, sous peine d’une contravention de première classe, soit 4€. Heureusement, il ne semble pas que les polices nationale ni municipale n’aient l’intention de verbaliser.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 10:16
Tracé Est-TVM
Tracé Est-TVM

Par un arrêté signé le 21 juillet 2014, et mis en ligne le 29 juillet sur le site de la préfecture du Val-de-Marne, les préfets du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis ont déclaré d'utilité publique la réalisation de la ligne de bus en site propre dénommée « Est-TVM » entre Créteil et Noisy-le-Grand.

Cette signature signifie que « les travaux et expropriations nécessaires à la réalisation de la ligne de bus en site propre dénommé Est-TVM sur le territoire des communes de Créteil, Saint-Maur-des-Fossés, Joinville-le-Pont, Champigny-sur-Marne, Bry-sur-Marne, Villiers-sur-Marne et Noisy-le-Grand, sont déclarés d'utilité publique au profit du conseil général du Val-de-Marne. »

Ce bus passera par la rue Charles-Floquet à Joinville, où une station desservira notamment le quartier de Palissy.

Le projet est très ancien, puisqu’il remonte à 1999 pour son lancement officiel. Il a bénéficié d’un soutien unanime… sauf à Saint-Maur, où une guérilla est menée par les élus de droite contre ce bus, qui ne touchera pourtant en rien ni la voirie, ni les habitations de la commune. Mais, certains édiles saint-mauriens considèrent que, eux-mêmes étant déjà bien desservis en transports publics, il n’est pas nécessaire que leurs voisins joinvillais ou campinois le soient aussi.

La déclaration d'utilité publique n’est certes qu’une étape, mais elle marque un moment très important, rendant désormais presqu’impossible un arrêt du projet. Elle vient après une enquête, en 2014, qui a remis un rapport favorable sans réserve et suite à du demande du 26 mai du conseil général, chargé de conduire le projet avec la Ratp.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 00:06
Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.
Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.

Ça fait des années que je me demande à quoi sert l’ACTEP (Association des collectivités territoriales de l’Est parisien), une structure qui pèse pourtant un bon poids sur le plan budgétaire (17 494 € de subventions accordées par Joinville en 2013). J’avais proposé d’ailleurs de faire comme bon nombre de communes, à savoir abandonner ce machin (voir Quitter l'ACTEP). Les écologistes joinvillais d’EE-LV semblent avoir une opinion proche de la mienne, puisque qu’ils qualifient l’ACTEP de « syndicat de lobbying de l’Est parisien qui nous sort souvent des absurdités nuisibles. »

Fin juin 2014, l’ACTEP semble être sortie d’une longue léthargie – puisque les dernières traces d’activité que nous connaissons remontaient à la nomination d’un bureau début 2013. Elle nous présente un rapport qui « propose des solutions rapides et efficaces pour transformer l'autoroute. »

S’agissant de l’autoroute A4, c’est le Xième rapport depuis 37 ans (j’ai renoncé à compter, le précédent datait de 2012). Ce qui est original, c’est la durée des travaux puisqu’il aura fallu pas moins de « 26 mois d'investigations » à un groupe d'agences d'architecture, d'urbanisme, de paysages et de bureaux d'étude conduit par l'agence François Leclercq, pour réaliser cette « étude ambitieuse » visant à la « reconquête de l'autoroute A4 ». Pour mémoire, le délai contractuel du marché était de 5 mois. Il était chiffré à 837 200 € au moment de son lancement en 2011, financé à moitié par l’ACTEP et pour le solde par les départements et la région.

Les grands mots foisonnent dans le texte : autoroute « plus efficace », « moins polluante », « au service de tous les usagers » et qui soit « support de développement urbain » de tous les territoires. Elle serait aussi « pacifiée » et « plus écologique » (on échappe de justesse au bio).

Il y a juste un petit inconvénient, ce serait avec « des vitesses légèrement diminuées » ; légèrement, qu’est-ce à dire ? Sur le tronçon entre Champigny et Paris, celui qui surplombe et traverse Joinville, on passerait de 90 à 50 km/h ; ce n’est pas encore la zone 30, mais on s’en rapproche. De plus, on supprime une voie, qui sera réservée au co-voiturage, aux taxis et à un « système de cars express » pour lesquels on créera des gares routières directement sur l’autoroute.

À ce compte-là, l’aménagement est simple (changer les panneaux, signaliser la voie réservée, implanter les gares) et donc l’investissement minimal (30 millions d’euros tout de même). Et pour demain, on pourra faire évoluer les abords de l'autoroute, c’est-à-dire en clair y construire des équipements et des logements.

On s’amusera du fait qu’une étude, commandée par la même ACTEP, datée du 22 juin 2010 et intitulée « Un axe à reconquérir: l’autoroute A4 » proposait déjà les mêmes conclusions.

Et qu’est-il dit sur la protection phonique des riverains ou le traitement des eaux de ruissellement des viaducs qui surplombent Polangis ? Rien, ce n’est pas leur sujet – c’est juste le nôtre, depuis 1971. Le consensus issu de la concertation de 2006 sur des aménagements pour protéger l’environnement semble bel et bien jeté aux orties.

Ce rapport rejoindra-t-il les douzaines d’autres qui l’ont précédé, et dont le coût cumulé doit désormais dépasser la centaine de millions d’euros ? Ce n’est pas certain, juste très probable.

Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 14:07
Acharnement anti-navette

Un des premiers actes du nouveau maire de Joinville, Olivier Dosne (alors divers droite), fraîchement élu en 2008, avait été de supprimer au cours de l’été une des deux navettes scolaires existantes à Joinville-le-Pont.

L’objectif des navettes était de permettre aux enfants éloignés de rejoindre leur école grâce à des transports collectifs. En effet, la situation des établissements d’enseignement de la rive droite de la Marne au sud de la commune fait que les résidents du quartier de la Marne ont une distance conséquente à franchir (2 200 mètres entre l’avenue de Diane et l’école du Parangon), sur des axes encombrés et non desservis par des transports publics.

En juillet 2008, l’arrêt de la navette scolaire Mermoz avait été décidé, selon le communiqué de la municipalité « afin d’optimiser l’organisation et les services offerts par les écoles » en assurant que « cette suppression permettra de proposer davantage de sorties scolaires. »

Depuis, on n’a constaté aucune augmentation des sorties scolaires.

La disparation de la première navette était certes discutable, mais il y avait des alternatives (bus 112 notamment).

Le deuxième mandat d’Olivier Dosne (Ump) se présente de la même manière que le premier.

Annoncée cet été, la fin de la deuxième navette va poser un véritable problème, car là, il n’y a pas d’option raisonnable autre que la voiture individuelle : aucun bus ne passe sur le quai de la Marne où il n’y a pas non plus de voie cyclable. La mairie a annoncé discrètement qu’elle ne reprendrait pas le ramassage des élèves à la rentrée.

Parents d’élèves et riverains ont lancé une pétition pour protester et demander le maintien de la desserte de leur quartier, déjà bien pauvre en équipements.

À l’échelle de Joinville, c’est une nouvelle suppression d’un service public.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 23:03

Avis des élus de gauche sur le projet de bus Est-TVM transmis au président de la commission d'enquête.

 

Le projet Est-TVM tel qu’il est présenté fait l’objet d’un consensus au sein de la population et des élus de Joinville-le-Pont, comme en témoigne l’adoption d’un vœu en faveur de cette liaison de bus dès le 16 décembre 1993, à l’unanimité du conseil municipal.

L’hypothèse de tracés alternatifs a, de manière tout aussi complète, toujours été totalement rejetée dans la commune.

Les retards pris dans sa réalisation ont considérablement affecté la situation des personnes désireuses d’utiliser les transports en commun dans notre région, que ce soit pour leur travail, leurs études, leurs loisirs ou les démarches liées à la vie quotidienne.

Des espaces laissés en friche depuis de nombreuses années, en prévision de sa réalisation, constituent un frein au développement équilibré de la ville.

Nous nous prononçons en faveur de la réalisation rapide et complète de la ligne Est-TVM.

Nous attirons l’attention sur les éléments suivants :

  • Organiser une connexion commode avec le bus 201 au niveau de la station Charles-Floquet-Diderot ;
  • Prévoir un aménagement pour piétons et vélos vers le quartier de Polangis depuis la station La Fourchette de Champigny ;
  • Assurer l’accessibilité des bus et stations aux malvoyants et aux personnes à mobilité réduite ;
  • Préserver les accès des riverains à l’avenue Charles-Floquet.

 

Les conseillers municipaux  du groupe « Joinville en mouvement » : Marie-France Astégiani-Merrain, André Maizener, Yves Tamet, Marc Verstraete, Benoit Willot.

 

tvm_2.jpg

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 23:02

Avis transmis au président de la commission d’enquête sur le projet de bus Est-TVM.

 

Le projet Est-TVM présenté à l’enquête publique est la version minimale d’un axe de transport très attendu par les habitants de Joinville, comme des communes avoisinantes, y compris par de nombreux saint-mauriens qui m’en ont fait part lors des multiples contacts que j’ai pu avoir avec eux, notamment depuis la relance du dossier en 2001.

Je soutiens une position, qui a fait à maintes reprises la preuve qu’elle était celle de la population de Joinville-le-Pont et qui a toujours obtenu un appui unanime de ses élus :

1.    Le projet doit être réalisé suivant l’hypothèse validée après les concertations préalables de 2006 et 2007 ;

2.    Aucune alternative de tracé n’est acceptable.

J’attire votre attention sur le fait que la durée de réalisation de ce projet est extrêmement longue, bien que sa nécessité soit aussi patente aujourd’hui qu’il y a 35 ans, lorsque les premières réflexions ont été lancées.

Le retard est considérable, puisque la décision du STIF du 4 avril 2002 mentionnait une livraison en 2005. Les documents de la concertation préalable de 2006 évoquaient une mise en service en 2011.

L’absence de réalisation du projet a eu des conséquences négatives sur l’environnement des quartiers concernés, sur la situation des habitants et sur les possibilités de développement économique. Elle a également eu comme effet d’ôter beaucoup de crédit aux politiques publiques de transport. Elle a enfin conduit une partie des utilisateurs potentiels à privilégier l’usage de la voiture, par défaut d’une offre de qualité suffisante.

Je souhaite donc la réalisation la plus rapide possible et dans sa totalité de la ligne Est-TVM.

Par ailleurs, dans les aménagements, je tiens à souligner les points suivants :

  • L’accès à vélo depuis les quartiers de Polangis et Palissy doit être facilité, en particulier avec des équipements permettant de déposer de manière sécurisée les bicyclettes ;
  • Les correspondances avec les autres lignes de bus, aux arrêts Charles-Floquet-Diderot ou La Fourchette de Champigny, doivent être bien signalées et les cheminements doivent être commodes ;
  • La signalétique des équipements de loisirs ou autres doit faire l’objet d’une attention particulière (Bords de Marne, parc du Tremblay, etc.) ;
  • Les aménagements assurant l’accessibilité des véhicules à tous ne doivent pas oublier les malvoyants ;
  • Les riverains de l’avenue Charles-Floquet doivent conserver un accès commode à leur domicile ;
  • Les équipements publics ou privés d’intérêt collectif de cette avenue doivent être remplacés lorsqu’ils ne peuvent être préservés sur place.

Benoit Willot, conseiller municipal de Joinville-le-Pont, président du groupe « Joinville en mouvement »

 

Est TVM 2012

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:30

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (septembre 2013).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

Il porte un nom impossible, il ressemble à une chimère depuis le temps qu’on en parle, mais il pourrait devenir une réalité d’ici quelques années : nous parlons du bus, partiellement en site propre, dénommé « Est-TVM. »

Le projet d’une ligne rapide reliant Créteil à Noisy-le-Grand via Joinville est à l’étude depuis 1976. Le conseil municipal de Joinville avait pris position, à l’unanimité, en sa faveur par un vœu le 16 décembre 1993. La décision formelle de lancer l’investissement remonte au conseil d’administration du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), qui s’était réuni le 4 avril 2002 ; à l’époque, la mise en service était prévue pour 2005…

Une concertation s’est déroulée en 2006 et le projet a été confirmé en 2007. Depuis, des études approfondies ont été menées, qui ont toutes confirmé l’intérêt du trajet. À Joinville, le bus Est-TVM empruntera le pont du Petit-Parc puis l’avenue Charles Floquet. Cette rue sera transformée, avec un équipement des carrefours pour donner la priorité au bus et un élargissement limité de la chaussée. Ceci améliorera nettement la desserte du quartier de Palissy et un peu celle de Polangis. Deux stations concerneront Joinville : Charles-Floquet-Diderot et La Fourchette.

L’utilité n’a pas diminué depuis tout ce temps ; au contraire, le bus projeté deviendra un important moyen d’accès au réseau de métro du Grand Paris, qui vient d’être lancé cette année de manière définitive. Les véhicules seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. La reconfiguration de la voirie permettra de créer des voies cyclables. Selon les prévisions, 23 000 voyageurs quotidiens devraient l’utiliser. Le budget prévisionnel est de 68 millions d’euros.

Les travaux d’aménagement de la voirie sont annoncés pour 2014 et la mise en service en 2017. Mais pour que le projet entre dans sa phase définitive, il y a encore une étape : l’enquête publique qui se déroulera pendant le mois de septembre.

Il est essentiel que tous ceux qui soutiennent le développement des transports publics y participent. En effet, Est-TVM rencontre des oppositions virulentes à Saint-Maur. La ville est bien desservie par ses gares et bus, et la réalisation d’une station d’interconnexion avec la future ligne 15 du métro renforcera l’attractivité du pôle Saint-Maur-Créteil. Mais certains élus de droite refusent que les voisins puissent en profiter et font campagne contre le projet.

L'enquête publique permettant de recueillir les remarques sur le projet se déroule du 26 août au 30 septembre 2013. Un site internet a été créé : www.est-tvm.fr.

Deux permanences de la commission d’enquête sont prévues en mairie de Joinville mercredi 4 septembre (14h-17h) et jeudi 19 septembre (9h-12h). Un registre est mis en place dans l’hôtel de ville.

On peut également écrire au commissaire enquêteur, M. Bernard Panet, Préfecture du Val-de-Marne, 21-29, avenue du Général de Gaulle 94038 Créteil cedex.

Site internet : www.joinville-le-pont.info

La permanence des élus de gauche en mairie se tient tous les premiers samedi de chaque mois (le matin).

En raison des échéances électorales de mars 2014, les tribunes des élus de gauche ne sont plus signées.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 23:08

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (avril 2013).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

S’il y a bien une constante dans la politique conduite par le maire depuis le début de son mandat, c’est du côté de la suppression de places de parking qu’il faut la chercher.

En février 2011, un parking de 60 places ferme rue de Paris ; il est remplacé par une structure provisoire qui propose un tiers de places en moins. En mars de la même année, c’est le parking de la gare du RER qui disparaît. Officiellement, il comptait 208 places, mais en réalité on y voyait souvent plus de 250 voitures. Plus d’un millier de Joinvillais signent une pétition demandant son maintien. Le parking public du quartier des Canadiens a vu ses 26 places privatisées.

Les aménagements liés aux stations Autolib’, le réaménagement de la rue Beaubourg ou d’autres voies ont également, au fur et à mesure, supprimé de nombreux emplacements dans tous les quartiers. La réfection de la rue Charles Floquet, liée au passage du bus Est-TVM, va dans les années à venir, porter un coup fatal aux parcs publics de cette voie.

En février 2013, la ville a vendu une dizaine de places, destinées au personnel municipal, dans le quartier des Studios. Seul un nouveau dessin de la place du 8 mai 1945 (marché du Haut) a permis de recréer moins d’une cinquantaine de stationnement.

Si l’on fait la différence entre ce qui a été supprimé et ce qui a été recréé, plus de 250 emplacements ont été supprimés. En réponse aux problèmes causés par ces fermetures, le maire, dans une brochure de mars 2011 annonçait l’ouverture d’un parking souterrain d’environ 350 places sous la place du 8 mai 1945. Mais il y a depuis renoncé après de coûteuses et inutiles études…

Finalement, la seule solution qui reste sur la table, c’est l’instauration du stationnement payant. Il a déjà une histoire à Joinville. En 1985, la municipalité (dont certains membres siègent toujours au conseil) mettait en place des horodateurs. Quelques mois plus tard, fin 1986, elle y renonçait… non sans que l’opération ait coûté fort cher aux usagers mais aussi aux contribuables, puisque la ville dut payer un dédommagement de 355 000 francs (55 000 euros) pour rompre un contrat totalement déficitaire.

Le futur rétrécissement de la rue de Paris, avec la construction de commerces et de logements sans offre de parking public, va encore compliquer les choses.

Aucune alternative, sous forme de renforcement des transports publics par exemple, n’a vu le jour non plus, et les voies cyclables restent très limitées.

L’absence d’offre de stationnement pénalise la vie économique et complique le quotidien des habitants. C’est la conséquence d’opérations d’urbanisme mal maîtrisées par une majorité de droite qui refuse d’écouter les demandes des habitants.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 23:09

Chaque année, l’aboutissement du projet de ligne de bus entre Créteil et Noisy-le-Grand Mont d’Est, via Joinville-le-Pont (rue Charles Floquet) est repoussé d’un an.

Pour mémoire, c’est en 1999 que la décision avait été prise de prolonger l’actuel TVM au-delà de son terminus de Saint-Maur Créteil RER vers Champigny Les Boullereaux (RER E) puis Noisy-le-Grand Mont d'Est (RER A).

La ligne, baptisée ensuite Est-TVM, a vu les crédits nécessaires à sa réalisation inscrits au contrat de plan État / région en 2000. En 2005, une concertation préalable annonçait l’inauguration pour 2011. En 2009, le projet est repoussé à 2014. En 2010, on parle de 2015. L’année suivante, l’échéance est repoussée à « fin 2016 ». Vous l’avez tous deviné, le dernier point sur le sujet fait par le Syndicat des transports d’Île de France (STIF) en avril 2012 a prolongé l’attente. Il est désormais question de 2017…

Pendant ce temps, le projet a changé de nom. Il a été baptisé un temps Est-TVM, mais il n’est pas sûr que l’appellation soit finalement conservée.

Par contre, l’hypothèse d’un itinéraire dit alternatif, passant par la gare RER de Joinville-le-Pont et l’avenue Galliéni, soutenue par les majorités de droite successives de Saint Maur des Fossés, n’est pas reprise dans la présentation du projet par le STIF.

Le projet consiste en la création de sites propres et d’aménagements de priorité pour les lignes de bus circulant sur l’itinéraire projeté. Il ne comporte pas de travaux dans Saint-Maur. À Joinville, il y aura un élargissement de la chaussée et des réorganisations des feux et carrefours, mais pas de site propre ni d’agrandissement du pont du Petit Parc. C’est le conseil général du Val de Marne qui a été chargé, par la Ratp et la région, de la maîtrise d’ouvrage de ce projet, chiffré à 55 millions d’euros (valeur 2006).

Voir la présentation du projet par le STIF

Voir aussi :

Ø      Bus Est-TVM : virevoltes(9/11/2011)

Ø      Est-TVM : un projet « glissant » 17/03/2009

Ø      Est-TVM : prolongement à retardement (14/03/2009)

Ø      Bus Est TVM : toujours plus tard (5/04/2008)

 

Est_TVM_2012.jpg

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:09

La ligne Est-TVM est une belle idée. Elle doit rejoindre la station Créteil - Place de l'Abbaye à la gare RER A de Noisy-le-Grand Mont d'Est via Saint Maur, Joinville (avenue Charles Floquet) et Champigny. Pourtant, de l’idée à la réalisation, il y a une petite marche, bien qu’il s’agisse d’une opération au coût modeste (60,5 millions d’euros).

Lors de la concertation préalable, qui s’est tenue en mai 2006, la mise en service était prévue pour fin 2011. La date est confirmée en 2007.

En 2008, la Ratp, futur exploitant du bus, indique que l’achèvement est programmé pour « fin 2013 ». C’est d’ailleurs ce qu’écrit toujours le conseil régional.

En février 2009, le syndicat des transports d’Île de France (STIF) avait adopté une délibération lors de son conseil d’administration approuvant le « prolongement du TVM à l’Est » attendu pour « mi-2014 ». La Ratp, fin 2009, parlait alors de « fin 2014 ».

Il faut avouer que parfois la communication institutionnelle est hésitante. Ainsi, dans son rapport d’activité pour l’année 2009, diffusé en mai 2010, le STIF parlait du « Prolongement à l’ouest de Est-TVM » (sic) auquel il chiffrait un objectif hallucinant de « 750 000 voyageurs/jour », plus de dix fois l’actuelle ligne TVM. La convention entre le conseil général et le conseil régional, adoptée quelques semaines plus tard, en juin 2010, parle de 20 000 voyageurs par jour. C’était dans la rubrique « Des projets qui avancent ». Mais il est vrai que la même brochure commentait aussi de la « première vague » du bateau-bus Voguéo, qui aurait « 98% de clients satisfaits » ; un an plus tard, la navette fluviale est suspendue…

Comme, chers lecteurs, vous avez l’esprit aiguisé, vous l’avez compris : l’échéance de 2014 ne sera pas plus tenue que les précédentes. Dans une nouvelle présentation de la future ligne de bus partiellement en site propre, le STIF parle dorénavant de « 2014-2015 ».

Revenons sur les étapes décrites par le STIF sur le projet Est-TVM dont on rappellera, pour l’histoire, qu’il a été décidé en 1999, avec un financement mis en place dès 2000 :

Ø      Approbation du schéma de principe et dossier d’enquête publique, enquête publique : 2011 ;

Ø      Approbation de l’avant-projet : 2012 ;

Ø      Début des travaux : 2013 ;

Ø      Mise en service : 2014-2015.

Nous sommes bientôt fin 2011, et le schéma de principe n’est pas approuvé, l’enquête publique pas annoncée… Je ne suis pas prêt à parier une drachme sur le fait que le délai de 2015 sera tenu.

Pourtant, toutes les études ont montré la pertinence d’un projet qui reste soutenu par toutes les collectivités concernées, à l’exception de la ville de Saint Maur des Fossés. Joinville, officiellement, appuie la réalisation du chantier. Et les démolitions successives ont transformé l’avenue Charles Floquet en une sorte de semi-terrain vague.

Il est urgent que cesse le ballet autour de ce projet, toujours planifié et jamais réalisé.

Voir aussi :

Est-TVM-trace.JPG

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes